LA GRACE D’ETRE NE

TEXTES POUR LA TRACTATIO DU VENDREDI 8 MAI

st philippe jubile« La grâce d’être né »

                Le cardinal Honoré – spécialiste français bien connu de Newman – écrit dans l’introduction de ses Mémoires :

« Comme tout autre mon existence a connu ses bons et ses mauvais jours, ses lourdeurs et ses diversions. J’ai maintenu dans les variations de mon état le fil bleu d’une continuité. Plus encore qu’hier, j’ai aujourd’hui le sentiment qu’à toutes les étapes, jusqu’à ce temps de retraite qui s’achève, le Seigneur ma gratifié. Ce livre de mémoire s’apparente à un hommage rendu à Celui qui m’a fait ce que je suis. Avant même le jour où je commençai à l’écrire, son titre s’imposait à moi : LA GRÂCE D’ÊTRE NE.  Je regarde les épisodes de ma vie comme le déploiement souvent inattendu, du don de Dieu que j’ai reçu en venant au monde. Puisse mon propos livrer ce simple message : en dépit des vents contraires et des risques toujours possibles de naufrage, une vie humaine mérite d’être vécue. » Continue reading

Homélie de la messe d’ouverture

Homélie de la messe d’ouverture du jubilé oratorien,
8 mai 2015 Basilique de Paray le Monial

Par le P. Raphaël Clément, Oratoire de Dijon

st philippe jubile

« Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » (Lc 7,16)

A la vue du miracle où le Christ ressuscite le fils de cette veuve, la foule jubile et laisse exploser sa joie. Dans la ferveur, les mots fusent. C’est lui le grand prophète, celui qui apporte enfin la consolation d’Israël. Et puis le grand prophète changea de village, il pris la route de Jérusalem. Qui de Naïm l’a suivi ? Qui a reconnu le Fils de Dieu ? Aujourd’hui même, il n’y a plus un seul chrétien dans ce petit village au pied du Mont Thabor.

Cette lecture est choisie en cette messe votive de St Philippe. Elle est directement choisie en référence au miracle du 16 mars 1583 où St Philippe a ramené le jeune Paolo Massimi à la vie pour quelques instants.

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L’Ascension

L’Ascension

Muziano Ascension (2)Par le P. Matthieu Delestre, Oratoire de Dijon

 

Ce tableau se trouve dans la troisième chapelle de la nef droite. Il a été réalisé par Girolamo Muziano avant 1587, donc saint Philippe a largement eu le temps de le contempler.

Nous aimerions avoir ses yeux pour scruter le mystère qu’il représente.

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Homélie TRP Mario Avlilés, C.O.

Homélie de la messe votive Marie Mère de l’Eglise,
9 mai 2015 chapelle de la Visitation

par T.R.P.  Mario Avilés, C.O., Procureur général de l’Oratoire, le samedi 9 mai 

(Traduction P. Christian Pradeau, oratoire d’Hyères)

st philippe jubileLa Mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,  mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui  à cause de la foule. On le fit savoir à Jésus :  « Ta mère et tes frères sont là dehors,  qui veulent te voir. » Il leur répondit :  « Ma mère et mes frères,  ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu,  et qui la mettent en pratique. »( Luc 8,19-21)

 «  Nous voulons voir Jésus. » 
Aujourd’hui, comme  il y a 2000 ans, l’humanité aspire à voir le visage de Jésus. Chacun a sa propre raison : certains ont besoin de guérison – comme Bartimée, l’aveugle de  Jéricho qui cria vers Jésus jusqu’à ce qu’il le prenne en pitié et le guérisse (Mc 10, 46-52) ; certains par curiosité – comme Zachée, qui grimpa dans un arbre pour voir Jésus parce qu’il était de petite taille (Lc 19,2-10) ; certains pour entendre sa parole – comme la foule qui le pressait de toute part pour entendre la Parole de Dieu au bord du lac de Génésareth (Lc 5,1-10) ; d’autres par amour et par bienveillance – comme la Bienheureuse Vierge Marie et Marie Madeleine ( Mc 15,41).

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La nouvelle évangélisation dans une perspective oratorienne

 La nouvelle évangélisation dans une perspective oratorienne 

 par T.R.P.  Mario Avilés, C.O., Procureur général de l’Oratoire, le samedi 9 mai 

(Traduction P. Christian Pradeau, oratoire d’Hyères)

st philippe jubile

Avant de parler de la nouvelle évangélisation dans une perspective oratorienne, il nous faut nous poser une question : Où  (évangéliser) ? En suivant l’exemple de Saint Philippe, la réponse s’impose d’elle-même : chez soi !

« Tes Indes sont à Rome »

St Philippe avait un instinctivement un sens missionnaire très fort. Il désirait grandement porter le message de l’Evangile aux gens. Au départ, il s’était focalisé sur les missions à l’étranger, mais il fut amené à réaliser que son propre peuple avait besoin d’être (ré) évangélisé tout autant que les populations d’Indes. Dans quel état était la religion à l’époque de St Philippe pour qu’il réalise que ses Indes étaient à Rome ?

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Homélie de Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique

Homélie de Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique en France

5e centenaire de la naissance de Saint Philippe Néri

Paray-le-Monial, dimanche 10 mai 2015

         st philippe jubile   Chers frères et sœurs, je suis heureux de saluer les confrères des Oratoires de Nancy, Dijon et Hyères ainsi que ceux de la maison de l’Isle Adam, vous qui êtes à l’origine de cette rencontre oratorienne organisée à Paray-le-Monial, ville du Sacré-Cœur, à l’occasion du cinquième centenaire de la naissance de votre saint Fondateur, Philippe Néri. Bienvenue également à tous les fidèles qui ont répondu à cette invitation !

            La joie et l’amour, selon le charisme de St Philippe, sont à l’œuvre durant ces trois jours et le cœur enflammé qui figure sur vos armoiries en est le témoin et votre guide
            La fête d’un saint qui a joué un rôle considérable dans l’Eglise du 16e siècle est pour nous tous l’occasion de méditer à nouveau sur l’« appel universel à la sainteté dans l’Eglise », selon le titre du chapitre 5 de la constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium du Concile Vatican II.

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DIFFERENTES VIES DE SAINT PHILIPPE (1515-1595)

Par le Père Jacques Bombardier, Oratoire de Nancy

Saint Philippe Néri1550 à Rome: c’est dans toute la chrétienté une année jubilaire et les pèlerins se pressent nombreux aux tombeaux des apôtres Pierre et Paul dans la Ville Sainte. Ils viennent de tous les pays d’Europe. Les plus riches d’entre eux trouvent assez facilement à se loger. Pour les plus pauvres, les hôpitaux et les hospices sont toujours complets; mais un bruit courait parmi les pauvres qui arrivaient : ils pouvaient être accueillis, au cœur même de la Ville , dans le voisinage de l’église San Salvatore in Campo. En effet, dans une grande salle, la Confraternité de la Trinité des Pèlerins reçoit les pèlerins, les nourrit, les soigne et leur offre gîte et  couvert. La Confraternité, ce sont des jeunes gens souvent, pleins d’ardeur et de piété qui se dévouent auprès des pauvres pèlerins, jusqu’à 500 certains jours de cette année sainte. Les responsables de cette action charitable sont un prêtre Persiano Rosa, déjà âgé, et un jeune laïc de 35 ans, Philippe Néri.

Après ce service durant l’année du Jubilé, la Confraternité s’occupera des convalescents qu’elle accueillera à la sortie de L’Hôpital et des quelques pèlerins habituels de la Ville Sainte. En 1575, à nouveau année jubilaire, les confrères reprendront leur tâche auprès des pèlerins  et en accueilleront jusqu’à 150 000 dans l’année !
 

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La mise au tombeau

La mise au tombeau

La mise au tombeau

par le P. Raphaël Clément, Oratoire de Dijon

La deuxième chapelle latérale de droite à la Chiesa Nuova présente ce tableau de la mise au tombeau par Le Caravage, dont l’original réalisé en 1602 pour cette église et volé par les troupes napoléonniennes, est désormais aux Musées du Vatican.

L’éclairage, le jeu des regards, la mise en scène des personnages, la composition en diagonale dirigent l’attention vers ce corps détaché de la Croix que l’on va mettre au tombeau, dont la dalle avancent en saillie.

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La crucifixion

crucifixion chiesa nuovaPar le Père Bruno Dufour, Oratoire de Dijon

Dans la première chapelle de la nef de droite de la Chiesa Nuova le peintre Scipione Pulzone a réalisé en 1586 cette représentation du Christ en Croix.

L’œuvre nous donne à voir, autour de Jésus mort, la Mère de Jésus, saint Jean et Marie-Madeleine. Considérons l’attitude de chacun des personnages.
On peut mettre en parallèle l’attitude de Marie, ici, au pied de la Croix, avec celle qu’elle adopte au moment où elle est présentée au Temple ou encore à l’Annonciation. À la Présentation, les mains sont dans un mouvement d’acceptation, sur le cœur. À l’Annonciation, la main droite s’ouvre quelque peu, la gauche restant sur le coeur. Au pied de la croix, les mains priantes dessinent, ainsi que le mouvement de la tête, une supplique dramatique. Les mains sont jointes. Elles ne cherchent pas à saisir (comme Marie-Madeleine ou Jean). Elle est dans la compassion gratuite, unie Jésus dans la prière au Père.

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