Les maisons françaises

En savoir plus sur les oratoires en France ?

Visitez leur site web…
Oratoire de Nancy
Oratoire de NancyAnnée de fondation : 1995
Nombre de frères : 11
Adresse postale : 6, rue des loups 54000 Nancy
Téléphone : 03 83 19 00 70  http://www.oratoire-nancy.org/

 

Oratoire de Dijon
oratoire de DijonAnnée de fondation : 2011
Nombre de frères : 3
Adresse postale : 17, bd Jeanne d’Arc 21000 DIJON
Téléphone : 03 80 68 49 59 http://oratoire-dijon.fr/

 

Oratoire d’Hyères
oratoire d'HyèresAnnée de fondation : 2012
Nombre de frères : 6
Adresse postale : 12, place de la République 83400 Hyères

Téléphone : 04 94 00 55 50   http://oratoire-hyeres.fr/

 

Communauté de l’Isle Adam
Communauté de l'Isle AdamAnnée de fondation : maison en formation
Nombre de frères : 2
Adresse postale : 44, grande rue 95290 L’Isle Adam
Téléphone : 0664548055
https://fr-fr.facebook.com/pages/Communaut%C3%A9-Saint-Philippe-N%C3%A9ri-de-lIsle-Adam/266494706717631

 

stemma2007

Confédération des oratoires
http://www.oratoriosanfilippo.org/

 

Qu’est-ce que l’Oratoire ?

Une formule unique … 

Saint Philippe NériLa forme de vie sacerdotale inventée par Saint Philippe Néri au XVIe siècle est assez unique en son genre. Elle se définit comme une vie familiale sous le même toit, unissant les membres par le seul lien de la charité fraternelle proposée comme but et moyen de sanctification.

Cette vie commune est au service d’un apostolat commun qui participe à l’œuvre d’évangélisation de la ville où est implantée la maison. Les membres ne sont pas unis, comme les religieux, par les trois vœux et l’observance d’une règle détaillée. Ils ne sont pas unis non plus par un créneau spécial d’apostolat comme l’éducation, l’enseignement ou la liturgie : ils peuvent être dans des paroisses différentes et avoir des ministères différents. Ils sont unis seulement par la volonté de vivre ensemble de façon stable, c’est-à-dire jusqu’à la mort. Cela veut dire que les personnes se choisissent et se donnent comme une priorité l’attention mutuelle, avec la note de joie propre à Saint Philippe.
Dans l’apostolat, la principale « marque de fabrique » visible est la cordialité, et la préférence donnée au contact personnel pour aider les âmes à entrer dans l’amitié divine.

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Saint  Joseph Vaz, prêtre (1651-1711) Fêté le 16 janvier  

vazNé dans le territoire de Goa en Inde, le 21 avril 1651, d’une famille brahmane convertie au catholicisme, il fut ordonné prêtre en 1676. Il se fit remarquer par une vie austère de pénitences et son zèle apostolique, travaillant comme missionnaire dans la région de Canara. En 1684, il fonda l’Oratoire de Goa.

En 1686 il partit pour Ceylan (aujourd’hui le Sri Lanka) où il mena sa mission au milieu d’innombrables difficultés, surtout dans le Royaume de Kandy où il organisa une mission florissante. Il mourut le 16 janvier 1711 et il fut béatifié le 21 janvier 1995 par le Pape Jean Paul II et canonisé le 14 janvier 2015 par le Pape François.
 

MESSE AVEC CANONISATION DU BIENHEUREUX JOSEPH VAZHOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

Galle Face Green, Colombo Mercredi 14 janvier 2015

 « […] Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 10). C’est la magnifique prophétie que nous avons entendue dans la première lecture de ce jour. Isaïe prédit l’annonce de l’Évangile de Jésus-Christ jusqu’aux confins de la terre. Cette prophétie à une signification particulière pour nous qui célébrons la canonisation du grand missionnaire de l’Évangile, saint Joseph Vaz. Comme de très nombreux autres missionnaires dans l’histoire de l’Église, il a répondu au commandement du Seigneur ressuscité de faire de toutes les nations des disciples (cf. Mt 28, 19). Par ses paroles, mais, plus important, par l’exemple de sa vie, il a conduit le peuple de cette nation à la foi qui nous donne « […] l’héritage parmi tous les sanctifiés » (Ac 20, 32).
Nous voyons chez saint Joseph un signe éloquent de la bonté et de l’amour de Dieu pour le peuple du Sri Lanka. Mais nous voyons aussi en lui une incitation à persévérer sur la voie de l’Évangile, à grandir nous-mêmes en sainteté, et à témoigner du message évangélique de réconciliation auquel il a consacré sa vie. Continue reading

D’une lettre de Saint  Joseph Vaz au préfet de l’Oratoire de Goa (septembre 1697, Kandy).                               

Croissance en  grâce et en sainteté

                Le compte rendu que j’ai à faire sur nous et notre communauté chrétienne est le même que j’ai déjà présenté à Monseigneur l’Evêque. Lorsque je suis arrivé dans ce pays, la situation générale était d’une grande rigidité envers tous et spécialement envers les personnes plus en vue, et les gouvernants ne comprenaient pas très bien le but de notre Mission. Continue reading

Saint François de Sales, évêque et docteur de l’Eglise (1567-1622) Fêté le 24 janvier

francois_de_sales_96_01François naquit en Savoie le 21 août 1567. Ordonné évêque de Genève (1602) il donna toute son activité apostolique pour ramener à la foi catholique la population du Chablais qui était passée à la Réforme protestante. Par ses activités multiformes, il éduqua le peuple chrétien, en montrant les chemins de la spiritualité adaptables à tous les choix de vie.

Il se dévoua totalement à sa mission de pasteur, se faisant simple avec les simples, discutant de théologie avec les protestants, initiant à la « vie dévote » les âmes désireuses de servir le Christ, leur ouvrant les secrets de l’amour de Dieu, attentif à mettre la vie spirituelle à la portée des laïcs et à rendre la dévotion aimable. Il valorisa la presse, promut le travail et la culture, traitant chacun avec une sage douceur et une grande bonté.
Il mourut à Lyon le 28 décembre 1622. Il fut béatifié le 8 janvier 1662 et canonisé le 19 avril 1665 par Alexandre VII et Pie IX le proclama docteur de l’Eglise en 1877 (« Docteur de l’Amour »).
Si la tradition d’une rencontre avec Saint Philippe Néri, François encore jeune et Philippe devenu âgé, n’est plus soutenable aujourd’hui à la lumière de la critique historique, ses liens d’amitié avec le Bienheureux Jean Giovenale Ancina sont certains. A la communauté sacerdotale qu’il fonda à Thonon, il voulut donner la forme d’un Oratoire philippin et il en fut le premier supérieur. Pour cette raison, les Pères de l’Oratoire ont toujours été très liés à ce saint, le considérant d’une certaine façon l’un de leur « confrère », en en célébrant la fête, dans les Congrégations les plus anciennes, comme celle d’un membre de l’Oratoire.

Du « Traité de l’amour de Dieu » de Saint François de Sales, évêque. (Livre VI, cap. 12).

                         Ce qui n’est pas Dieu n’est rien pour moi. Continue reading

La Présentation de Jésus au Temple

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Par le Père Matthieu DELESTRE, Oratoire de Dijon

Lorsqu’on entre dans la Chiesa Nuova, la chapelle de la Présentation de Jésus au Temple est la première du bas-côté gauche.

Le tableau d’autel, achevé en 1627, est l’œuvre de Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d’Arpin. Il représente le mystère, célébré par l’Eglise le 2 février, que raconte saint Luc au chapitre 2 (22-35) de son évangile. On voit Marie, en rouge sous un grand voile bleu, à genoux sur les marches du Temple. Elle porte l’enfant Jésus dans ses bras et lève les yeux vers un homme majestueux, vêtu d’une tunique d’or et coiffé d’un turban : Syméon.

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Marie nous introduit dans le mystère du Christ

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Par le Père Raphaël CLEMENT, Oratoire de Dijon

Au long de cette année jubilaire, nous proposons un pèlerinage spirituel à l’intérieur de l’église Santa Maria della Vallicella, la Chiesa Nuova.

Selon le projet même de saint Philippe Néri, 15 tableaux décorent les chapelles latérales de la nef, selon un programme marial, majoritairement les mystères du rosaire.

Pour notre fondateur, la Vierge Marie est la véritable fondatrice de l’Oratoire. Il lui donne donc une place de choix dans la décoration de cette église dédiée à la Nativité de la Vierge Marie. Certains tableaux sont l’œuvre d’artistes secondaires, mais la plupart le sont de peintres de valeur, tels Rubens, Barrocci ou Le Caravage.
En égrenant chaque mois un des tableaux de cette suite, nous vous proposerons un parcours spirituel où Marie veut nous conduire à son Fils. De sorte, qu’à la suite de saint Philippe et de sa dévotion fervente à la Vierge, nous soyons entraînés par l’un et l’autre à une union plus intense au Christ.

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Oratoire séculier

Par le Père Jacques Bombardier, Oratoire de Nancy

ORIGINE HISTORIQUE

UNE NAISSANCE INAPERCUE

L’oratoire tire sa source de la vie même de St Philippe dès son arrivée à Rome ( 1535-1537) : dans sa vie solitaire , dans ses nombreux contacts à l’Université et dans les rues du centre de la Ville ainsi que de sa Pentecôte personnelle de 1544.

Son premier soin fut pour les malades (p.38) et presqu’aussi spontanément pour les pauvres qui erraient dans les rues de Rome. « leur mal , c’était l’oubli de Dieu…les causes en étaient l’ignorance, l’aveuglement, la séduction du péché, l’attrait démoniaque de la damnation »(38) Alors , d’après son premier biographe Bacci (39), il « résolut de s’adresser à des inconnus comme lui … Ses premiers interlocuteurs se recrutèrent parmi les garçons de course des magasins avec lesquels il échangeait des nouvelles et parlait de leur métier…Il avait su se modeler un personnage propre à établir le dialogue . Il était le jeune homme que l’on rencontre par hasard, auquel on ne prête guère attention car il appartient au vécu quotidien dans lequel il sait se fondre…Mais cette indifférence engendrée par l’habitude et par nature inefficace, il sut la transformer en un enseignement qui se gravait dans l’âme…il ne cherchait pas d’effets grandioses et imprévus ; tout porte à croire que son discours était plat et presque commun mais tirait une grande efficacité de ce qui constituait sa vertu principale : la certitude. Le sujet le plus banal de la conversation la plus commune touche, à un moment ou à un autre, au surnaturel. C’était de ce point de départ que Philippe prenait sa lancée, sans recours à une tactique élaborée mais à la lumière d’une vérité éclatante….Il se mettait alors à expliquer l’amour de Dieu. Il le décrivait avec la précision d’une gravure qui ne laissait pas de doutes à ses auditeurs sur la vérité de ses affirmations…Il était franc, plein d’aisance, volontiers facétieux, toujours joyeux et plein d’humour jusqu’au moment où, soudain grave, il abordait le sujet qui lui tenait à coeur, avec le sérieux de son caractère et la profonde conviction qui l’inspirait…une sérénité profonde empreinte d’une grande douceur. »(40)

Ce premier oratoire vivait dans une « coquille » qu’il avait reçue: la Confraternità della Carità cise en l’église San Girolamo della Carità , non loin de la via Giulia . La raison en était que le Père spirituel de St Philippe demeurait dans ce convict de prêtres de San Girolamo. Ces prédications « lui attachèrent un noyau de fidèles Une quinzaine d’hommes simples, principalement des artisans, s’assemblèrent régulièrement autour de lui. » (58)

LA PREMIERE INSTITUTION

Ce fut la création avec ces jeunes gens et son père spirituel Persiano Rosa, d’une confrérie pour l’accueil des pélerins et le soin aux convalescents. (59) Elle fut appelée « della Trinità » et sise dans l’église toute proche de San Salvatore in Campo et de San Girolamo: l’église de la Trinité. Nous sommes en 1549-1550.

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Les oratoires de Provence

Par le Père Jacques Bombardier, Oratoire de Nancy

C’est en effet, dans le midi de la France qu’il faut chercher les premiers oratoires.

Bremond note « à ma connaissance, le foyer mystique le plus actif vers la fin du XVIè siècle, c’est le Comtat, c’est la Provence. [1]» (II/9). Rien d’étonnant : cette terre du Comtat était sous influence romaine depuis 250 ans et avait donc connu la réforme catholique dans ses commencements et des liens forts et constants unissaient le Comtat et la Ville de Rome. Bremond écrit dans sa langue incomparable : « Au premier plan Avignon, l’Isle sur la Sorgue, Cavaillon Saint-Rémy, Arles, les Baux, Aix-en-Provence ; dans le lointain le dôme de Milan, l’Oratoire de Philippe Néri à Rome et le Vatican, tel est le vaste et noble décor de l’histoire qu’il me faut résumer en quelques pages… St Charles Borromée donc (qui venait juste de mourir en 1584) et St Philippe Néri »[2]

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Saint Philippe et la Cité

Par le Père Jacques Bombardier, Oratoire de Nancy

Il peut paraître paradoxal de rapprocher St Philippe et la Cité quand on sait qu’il fut ermite pendant presque 20 ans de sa vie et qu’il vécut assez retiré même s’il était en contact avec beaucoup de monde. Et pourtant, le sujet est pertinent et nous pouvons apprendre beaucoup dans cette attitude quelque peu étonnante de Philippe devant les affaires publiques.

Un attachement à la Cité

C’est le premier point à évoquer. St Philippe a été très profondément attaché aux deux cités où il vécut, Florence sa cité natale et Rome sa ville adoptive et qui l’a adopté au point de lui conférer le titre d’apôtre de Rome, titre qu’il a en commun avec Pierre et Paul, excusez du peu!
Cet attachement profond est cependant différent pour les deux villes:
Florence, c’est un peu la chair de sa chair, sa ville natale. On n’ose dire la ville de ses ancêtres quand on sait le sort qu’il a fait à l’arbre généalogique confié précieusement par son père! Philippe aimait Florence pour le caractère personnel de sa cité, pour sa ville intellectuelle, pour son tempérament. J’y reviendrai dans quelques instants.
Rome, c’est la Ville que Dieu lui a donnée. Il était prêt à partir en Inde même, à l’appel de St François Xavier et Dieu, par le moine de Tre Fontane, lui a dit: « Tes Indes sont à Rome ». Alors Philippe est resté et il a aimé la cité que Dieu lui avait donnée. Il ne voulut plus retourner à Florence, même à l‘appel de sa belle mère et surtout pas pour son héritage! Mais il ne voulut pas partir non plus à Milan, même quand tout allait mal pour lui à Rome. Il recula la décision au-delà du raisonnable et réussit à fâcher le Cardinal Charles Borromée. Mais il ne partit pas.

St Philippe et la cité de Florence

St Philippe Néri quitte Florence sa ville natale, fin 1532 ou début 1533…. pour ne plus y revenir, jamais. Le jeune homme qui part à l’aventure a beaucoup reçu même s’il n’en a pas vraiment conscience et va mettre du temps à trouver exactement sa voie. Il a hérité des traits marquants du caractère florentin: la vivacité intellectuelle, l’humour parfois un peu rude ! l ‘esprit républicain, le goût de l’intériorité… On retrouvera ces traits parmi d’autres, tout au long de sa vie.
Formé religieusement et politiquement au couvent dominicain très reformé de San Marco, il avait participé à tous les grands événements de sa cité et avait été conduit à réfléchir sur la vie politique; il s’était forgé une conviction personnelle qui le guidera toute sa vie.

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