DIFFERENTES VIES DE SAINT PHILIPPE (1515-1595)

Par le Père Jacques Bombardier, Oratoire de Nancy

Saint Philippe Néri1550 à Rome: c’est dans toute la chrétienté une année jubilaire et les pèlerins se pressent nombreux aux tombeaux des apôtres Pierre et Paul dans la Ville Sainte. Ils viennent de tous les pays d’Europe. Les plus riches d’entre eux trouvent assez facilement à se loger. Pour les plus pauvres, les hôpitaux et les hospices sont toujours complets; mais un bruit courait parmi les pauvres qui arrivaient : ils pouvaient être accueillis, au cœur même de la Ville , dans le voisinage de l’église San Salvatore in Campo. En effet, dans une grande salle, la Confraternité de la Trinité des Pèlerins reçoit les pèlerins, les nourrit, les soigne et leur offre gîte et  couvert. La Confraternité, ce sont des jeunes gens souvent, pleins d’ardeur et de piété qui se dévouent auprès des pauvres pèlerins, jusqu’à 500 certains jours de cette année sainte. Les responsables de cette action charitable sont un prêtre Persiano Rosa, déjà âgé, et un jeune laïc de 35 ans, Philippe Néri.

Après ce service durant l’année du Jubilé, la Confraternité s’occupera des convalescents qu’elle accueillera à la sortie de L’Hôpital et des quelques pèlerins habituels de la Ville Sainte. En 1575, à nouveau année jubilaire, les confrères reprendront leur tâche auprès des pèlerins  et en accueilleront jusqu’à 150 000 dans l’année !
 

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La mise au tombeau

La mise au tombeau

La mise au tombeau

par le P. Raphaël Clément, Oratoire de Dijon

La deuxième chapelle latérale de droite à la Chiesa Nuova présente ce tableau de la mise au tombeau par Le Caravage, dont l’original réalisé en 1602 pour cette église et volé par les troupes napoléonniennes, est désormais aux Musées du Vatican.

L’éclairage, le jeu des regards, la mise en scène des personnages, la composition en diagonale dirigent l’attention vers ce corps détaché de la Croix que l’on va mettre au tombeau, dont la dalle avancent en saillie.

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La crucifixion

crucifixion chiesa nuovaPar le Père Bruno Dufour, Oratoire de Dijon

Dans la première chapelle de la nef de droite de la Chiesa Nuova le peintre Scipione Pulzone a réalisé en 1586 cette représentation du Christ en Croix.

L’œuvre nous donne à voir, autour de Jésus mort, la Mère de Jésus, saint Jean et Marie-Madeleine. Considérons l’attitude de chacun des personnages.
On peut mettre en parallèle l’attitude de Marie, ici, au pied de la Croix, avec celle qu’elle adopte au moment où elle est présentée au Temple ou encore à l’Annonciation. À la Présentation, les mains sont dans un mouvement d’acceptation, sur le cœur. À l’Annonciation, la main droite s’ouvre quelque peu, la gauche restant sur le coeur. Au pied de la croix, les mains priantes dessinent, ainsi que le mouvement de la tête, une supplique dramatique. Les mains sont jointes. Elles ne cherchent pas à saisir (comme Marie-Madeleine ou Jean). Elle est dans la compassion gratuite, unie Jésus dans la prière au Père.

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