Couronnement de la Vierge

Le Couronnement de la Vierge 

Par le P. Matthieu Delestre, Oratoire de Dijon

Couronnement de la ViergeCe tableau est au-dessus de l’autel du transept droit.Le Cavalier d’Arpin, son auteur, a également dépeint, pour les Oratoriens, le mystère de la Purification de la Vierge (voir tableau de février).
Il avait achevé celui-ci dix ans auparavant, en 1617 : Philippe, mort 22 ans plus tôt et béatifié deux ans plus tôt, vivait alors de la vision directe et sans artifice de ce que cette peinture nous permet d’entrevoir dans notre condition actuelle.

Il s’agit d’un regard sur l’au-delà : monde spirituel où Dieu est manifeste, où la création apparaît sous un angle caché ici-bas : ainsi y voit-on la multitude des anges. Mais surtout, on y voit Dieu. Ici, on considère le Fils régnant sur l’univers : son bras, portant un sceptre, repose sur un globe. Or, il est homme, ainsi que le peintre, dévoilant son torse tout entier, nous le rappelle. Et quand il était sur la terre, cet homme-là, dénudé, avait pour sceptre un roseau et pour couronne une tresse d’épines. Au creuset de cette immense humiliation, il a obtenu pour toute l’Humanité le seul règne qui puisse prétendre à l’éternité : celui que fonde l’absolue souveraineté du Père, Source de la Vie. Jésus donne sa couronne à une femme, manifestant qu’il offre ce règne-là en partage à tout enfant d’Eve. Mais il choisit la seule femme capable de porter cette couronne aussi humblement qu’il a porté, lui, celle d’épines dont nous l’avions coiffé. Ainsi l’humilité sera-t-elle notre voie pour régner avec elle.

 

 

 

 

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